Bilan du premier septennat de Nicolas Sarkozy
Par Pixleen le 26 mai 2009, 13:06 - Chapelle de l'Elysée - Lien permanent
Avec quelques années de pouvoir en plus, plus de maturité politique, moins d'orgueil personnel, peut-être que Notre Seigneur (NS, comme Nicolas Sarkozy) deviendra ce qu'il devrait être aujourd'hui : le président de tous les Français... Toutefois, pour le moment, il se maintient au poste de grand chef du Gang UMP, et le montre à merveille en rappelant à l'ordre l'icône d'ouverture Kouchner qui a eu la drôle d'idée de vouloir lire les programmes politiques des candidats avant de se positionner pour les européennes.
Au nom du Sarkozy, du Sarkozy et du Sarkozy tu voteras UMPopuliste, mon bon ministre !
Depuis 7 ans au pouvoir, quel bilan ?
Mais pourquoi la petite France d'en bas ne se permettrait-elle pas de faire un petit bilan du dernier septennat de NS (5 ans comme ministre et 2 comme Président) ? Résultat :
- moins de liberté
- dépendance politique croissante de la presse et de la télévision
- volonté de mise en place d'outils de contrôle des échanges sur le Web et de nos productions numériques
- développement d'une politique sécuritaire appuyée sur les objectifs chiffrés imposés aux forces de l'ordre
- surpopulation carcérale, maintien en détention prrovisoire qui dure
- explosion du nombre des gardes à vue : +54% entre 2000 et 2007
- moins d'égalité
- casse de la justice et des services de proximité : tribunaux locaux, prudhomme, poste rurale, santé public, droit du Travail...
- renforcement de l'impunité des proches du pouvoir avec le retour en force du délit d'outrage (voir le site de la CODEDO : COllectif pour une DEpénalisation du Délit d'Outrage)
- consolidations des acquis et fortunes des plus aisés, de plus en plus aisés
- moins de fraternité
- mise en œuvre d'une politique de division systématique pour réduire au silence les principales formes d'opposition
- division aussi dans la volonté d'éloigner le quidam de services publics de moins en moins accessibles, de moins en moins existants, de plus en plus décentrés
- ébréchage des murs de la sphère privée en cherchant à instaurer le travail du dimanche (et pourquoi pas le travail à domicile en cas d'arrêt maladie, tant qu'on y est ?)
- remise en cause de nombreux acquis sociaux dans le cadre des "réformes" d'une politique de "droite décomplexée"
- intégration de préceptes d'extrême droite aux directives de gestion de l'immigration, de l'identité nationale...
L'Europe : une zone de contre-pouvoir possible
Alors si l'envie de voir se mettre en place un contre-pouvoir aux égocentrismes ultralibéraux de ces petits chefs de gang nationaux, rien ne coûte de voter l'impossible aux élections européennes : pour moi, c'est plutôt le Front de Gauche, mais d'autres options sont possibles : Modem, PS, NPA, Verts...
Il y en a pleins de couleurs, et c'est le mélange qui peut servir au mieux les intérêts du quidam !


